Brimfool

19 avr 1968 | Categories: Non classé | Posted by: Kukubengu

Parmi les premiers à avoir émergé sur la scène rouennaise, le crew de Brimfool a su enchaîner les événements de qualité. De leurs collaborations avec des labels comme Construct Re-Form aux sessions Back To The Raw, l’équipe n’a pas chômé depuis 3 ans. En plus de l’organisation de soirées, Brimfool peut compter sur une équipe de dj talentueux (Moa.89, Douglas ou encore Bleu Nuit pour ne citer qu’eux). On est allés discuter avec le fameux Captain, l’un des fondateurs de l’entité.

(Crédit photo: Samuel Lagarto Photography)

MiXiT: Pour commencer peux-tu brièvement nous raconter les débuts de Brimfool? 

Brimfool a commencé en 2008, je faisais du rock, je chantais dans différents groupes et assez rapidement on a décidé de créer une association avec 2 autres potes qui s’appelait The Brimfools. Cependant les groupes ont un peu éclaté car chacun partait à droite à gauche pour ses études. Après ça j’ai rencontré Pedro et Alex Mac Lean et on a commencé à parler de musique électronique. L’association s’est alors relancée mais sous le nom Brimfool, pour se réorienter dans les musiques house et techno.

MiXiT: Pourquoi ce changement de ligne musicale?

J’étais déjà sensible à la musique électronique par l’intermédiaire d’artistes comme Daft Punk ou Fatboy Slim. Avec mon colocataire Corentin on a commencé de l’ambient, de la house, de la techno ou encore de la dub et on s’est finalement orientés dans la house et la techno.

MiXiT: Quelle a été votre première soirée?

C’était au Krystol Bar mais avec des sons plus orientés teuf. On y a organisé plusieurs soirées et un moment Nimä était passé nous voir et avait bien aimé l’ambiance et la musique. Il a contacté Alex qui lui alors proposé de venir jouer avec Zadig et c’est comme ça qu’on a pu faire notre premier événement d’envergure, au Crystal Room. Il s’en est suivi l’organisation d’environ une vingtaine de soirées.

MiXiT: Est-ce que ça a été facile de trouver votre public?

De base on avait personne chez Brimfool qui venait de Rouen même, on était plutôt des villes aux alentours. On a pu commencer à se faire un peu connaître via nos events dans les bars, donnant naissance à un petit public et notre première grosse soirée qui a très bien marché à contribué à nous faire vraiment connaître. Quand on a commencé il n’y avait que la Rev qui organisait des soirées comme les nôtres et il y avait une vraie demande. On pouvait voir pas mal de rouennais qui partaient le week-end à Paris pour aller faire la fête.

MiXiT: Et aujourd’hui qui fait fonctionner Brimfool?

Je bosse avec Justine, Alex, Romain, David, Karen, Maxime et Elie pour la partie graphisme. On a tout de même 8 djs: Alex Mac Lean, Bleu Nuit, Captain, Douglas, Imp, Moa.89, Nimä Skill, Vortex. On compte également dans nos rangs Pedro et Alex S qui sont producteurs et font uniquement des lives, Alex S travaille actuellement sur un EP.

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MiXiT: Trouves-tu que le public a beaucoup évolué ces derniers temps?

Je ne sais pas trop, il y a beaucoup de collectifs qui ont fait leur apparition, même si Anthracite n’organise plus de soirées. Le public est et a toujours été en grande majorité composé d’étudiants et du coup ça se renouvelle pas mal tout en restant dans les mêmes tranches d’âge. Le seul problème est peut-être que maintenant les gens vont plus se ruer sur les grosses têtes d’affiche que sur les découvertes alors que notre créneau a toujours été de se placer dans une optique de faire découvrir des artistes aux rouennais. Le principal reste toutefois que la scène bouge pas mal.

MiXiT: Est-ce que ça a été difficile pour vous de trouver à Rouen des lieux où organiser vos soirées?

Au début, quand on a commencé au Crystal Room on devait amener du son, les visuels, il y avait pas mal de matos à louer donc c’était plutôt compliqué. Maintenant les boîtes sont bien équipées donc on a plus trop de soucis à ce niveau. Niveau entente avec les différents patrons de lieu, ça s’est toujours bien passé. La vraie difficulté à Rouen est plus de trouver des lieux originaux, de sortir des clubs, pour faire d’autres événements comme des open-airs. C’est compliqué car la techno continue d’avoir une image qui fait un peu peur aux pouvoirs publics. Les seuls qui ont su pour l’instant organiser des événements sortant du cadre d’ordinaire sont les gars de The Giver, collectif que j’apprécie beaucoup. Ils ont fait pas mal de projets en périphérie de Rouen.

MiXiT: A terme vous aimeriez vous développer en dehors de Rouen?

Pour l’organisation d’événements on souhaite rester sur Rouen. Pour Paris, ça se ferait plus dans une optique de collaborations. Je m’étais posé la question un moment mais finalement c’est ici qu’on a notre réseau et c’est à Rouen que tout a commencé, à priori il n’y a pas de besoin particulier ailleurs.

MiXiT: Quels sont vos projets pour l’avenir?

On compte faire moins de soirées avec de gros guests pour pouvoir nous recentrer un peu sur nos djs, comme on a pu faire au 106 ou au Yolo. On veut pouvoir les faire jouer au maximum, qu’ils puissent sortir leur propre musique, on aimerait vraiment pouvoir monter notre label à l’avenir.

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